Desserte ferroviaire de la Métropole Grenobloise : La Ministre des Transports me répond

J’avais eu l’occasion, au mois de mars dernier, d’interroger Elisabeth Borne, Ministre des Transports, sur la desserte ferroviaire de la Métropole grenobloise, et notamment sur l’absence de prise en compte de ces enjeux, d’une importance capitale, dans le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures remis au Gouvernement début février. Cette desserte ne concerne pas que les habitants de la Métropole mais impacte les trajets de très nombreux isérois, à travers notamment la ligne Lyon – Saint-André-le-Gaz – Grenoble. Une ligne parmi les plus empruntées de France, et surtout, l’une des plus « malades ».

Elisabeth Borne m’a récemment apporté sa réponse, rappelant que le Ministère est conscient de l’importance des investissements à conduire sur cette ligne. Voici sa réponse in-extenso. Un dossier sur lequel je resterai de toutes façons extrêmement engagé… et vigilant !

Monsieur le Sénateur,

À la suite de la publication du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), vous avez bien voulu appeler mon attention sur les enjeux, tant en termes d’attractivité que de rayonnement des territoires concernés, liés à la desserte ferroviaire de l’aire métropolitaine grenobloise qui constitue le deuxième pôle de recherche scientifique à l’échelle nationale.

Je tiens à vous préciser que ce rapport est destiné à nourrir la réflexion générale menée par le Gouvernement concernant l’avenir des transports. À cet égard, je suis consciente des enjeux et des fortes préoccupations qui s’attachent à l’amélioration de la liaison Lyon-Grenoble et aux questions de la saturation et de la congestion urbaine. Celles-ci ont fait partie des sujets centraux des consultations que j’ai conduites ces dernières semaines avec l’ensemble des présidents de région, des grandes associations de collectivités et des représentants d’usagers pour recueillir leurs réactions sur les préconisations du COI, dans le cadre de l’élaboration du projet de loi d’orientation des mobilités qui sera présenté au Parlement à la rentrée.

Dans une perspective de plus court terme, il convient de rappeler qu’une enveloppe de 20 M€ est inscrite au contrat de plan État-région (CPER) 2015-2020 Auvergne – Rhône-Alpes pour le réaménagement du plan   de   voie   de   la gare   de Saint André le Gaz qui constitue un point névralgique du réseau, au carrefour des lignes Lyon – Grenoble et Lyon – Chambéry. Cette opération, dont le financement est en cours et l’achèvement prévu fin 2020, vise à améliorer le fonctionnement de la gare à l’heure de pointe. Elle redonnera de la robustesse aux circulations sur les deux axes Lyon – Grenoble et Lyon – Chambéry, en séparant les flux en gare et en évitant ainsi la propagation d’un incident d’une ligne sur l’autre. 4 M€ sont également réservés au CPER pour les études sur l’étoile ferroviaire grenobloise que vous appelez de vos vœux. Elles permettront de définir et de hiérarchiser les aménagements nécessaires pour améliorer la régularité et la capacité sur l’axe Lyon – Grenoble et prendre en compte l’évolution des besoins de déplacements sur l’ensemble de l’étoile ferroviaire grenobloise. À la suite de ces études, des propositions concrètes d’aménagements de l’existant pourront être formulées.

Avant le vote de la loi d’orientation des mobilités, ce sont donc des améliorations à brève et moyenne échéances du système ferroviaire de la ligne Lyon – Grenoble et de l’aire métropolitaine grenobloise qui s’esquissent d’ores et déjà.

Je vous prie de croire, Monsieur le Sénateur, à l’expression de mes salutations les plus sincères.

2 août 2018