Justice est rendue aux anciens combattants

 

Comme vice-président au Sénat du groupe d’études pour la mémoire des anciens combattants, je suis particulièrement attentif au sujet de la reconnaissance et de la réparation en faveur du monde combattant . Et plus particulièrement sur le dossier de la carte du combattant en Algérie pour la période 62-64.

Parmi les injustices que le Président de la République s’était engagé à réparer lors de la campagne présidentielle, figurait celle du traitement réservé aux militaires français présents en Algérie après la fin de la guerre et qui n’ont jamais pu bénéficier de la carte du combattant et des avantages qui s’y attachent. En effet, actuellement, tout séjour d’une durée de 120 jours commencé avant le 2 juillet 1962 ouvre droit à la carte du combattant au titre de la guerre d’Algérie. Depuis 2001, les militaires présents sur le sol algérien plus de 90 jours après le 2 juillet 1962 ont droit au titre de reconnaissance de la nation. Toutefois, ils n’ont pas droit à la carte du combattant.

Nous avons récemment auditionné Geneviève Darrieussec, secrétaire d’Etat. Elle nous a confirmé que les engagements du Président de la République seront respectés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019. Cette décision a été prise à l’issue d’une concertation approfondie avec les associations d’anciens combattants.

Demandée depuis des années par les associations du monde combattant, cette mesure d’équité traduit la reconnaissance du Gouvernement pour les anciens combattants présents en Algérie.

15 juillet 2018